QUE FAUT-IL POUR QUE LA PAROLE DES MINEURS SOIT PRISE EN CONSIDERATION ?

Encore et toujours, L’ENFANCE AU COEUR recense ces atroces “faits de société” qui viennent prouver que la parole des mineurs n’est pas prise au sérieux.
Dans cette affaire, le suicide de l’agresseur est sans doute la seule “preuve” qui aura marqué l’esprit des juges, puisque la parole des enfants et la présence de pédopornographie sur l’ordinateur de ce pédocriminel  n’étaient pas encore suffisantes !!
Car tel est le problème : si les juges, et en tout premier lieu le juge d’instruction et/ou le Parquet n’ont pas un film en 3D pour prouver les faits !!!
C’est leur doute, leur doute chevillé au corps qui l’emporte.
Pour les juges, à l’évidence, un enfant ment, c’est la seule explication aux milliers d’affaires de pédocriminalité que la justice française laisse croître et embellir, aux centaines de milliers de mineurs que la justice française ne protège pas, c’est donc l’idéologie de la Justice sur le défaut de sérieux de la parole de l’enfant qui constitue LE scandale français.
Or, quoi qu’en dise Mme MACRON sur la parole de l’enfant, qui soudainement lui paraît un “vrai sujet”, la justice française, la police, ne se donnent pas les instruments de recueil de la parole de l’enfant, qui permettraient d’arriver à la faire valoir et prendre en compte.
Au Canada, Mireille SYR a théorisé et mis au point un protocole qui permet ce recueil, les USA l’utilisent, en France nous ignorons toutes ces possibilités scientifiques et préférons notre Moyen Age, à savoir un juge en robe, face à un enfant en souffrance, qui procède à une audition qui tient du gag ou du one man show à la Foresti.
L’ENFANCE AU COEUR dénonce inlassablement, dans les procédures civiles comme dans les procédures pénales, le peu de valeur accordée à la parole de l’enfant, et même à l’enfant lui-même, et pointe du doigt une Justice devenue une façade, une mascarade.
La seule réponse du juge sur laquelle il soit permis de compter, est sa décision de placement quand il sent que quelque chose ne tourne pas rond dans le dossier : il se défausse alors sur les services sociaux, et l’enfant est mis “au frigo”, c’est à dire privé de sa famille si elle est bienveillante … ou si elle est maltraitante, confié à des foyers dont personne ne sait (actualité oblige) s’ils seront des lieux éducatifs ou des lieux de délaissement voire de corruption !
Voilà la vérité, elle est dévoilée de temps en temps par des journalistes courageux, elle est révélée par des mamans en colère dans tout le pays, elle est plaidée par des avocats engagés mais elle ne fait pas forcément mouche.
Pourquoi ? Parce que notre pays, notre morale est de tout merchandiser, et l’enfant est une marchandise de plus, un business juteux qui rapporte à l’Etat 189 euros par jour quand il est placé.
L’enfant qui parle n’aboutit pas à faire punir l’agresseur, il aboutit la plupart du temps à se faire punir lui même une deuxième fois.
L’ENFANCE AU COEUR est à ses côtés pour dénoncer ces scandales, inlassablement.

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