AFFAIRE LYHANNA
Aujourd’hui, les institutions vont devoir rendre des comptes.
L’association L’ENFANCE AU CŒUR annonce qu’elle se constituera PARTIE CIVILE dans l’affaire Lyhanna.
Parce que derrière ce drame atroce, ce sont des dysfonctionnements gravissimes qui apparaissent déjà :
▪️ signalements inefficaces ou ignorés
▪️ absence de protection réelle malgré les alertes
▪️ défaillances dans le suivi de l’enfant
▪️ manque de coordination entre les services
▪️ décisions administratives et judiciaires incompréhensibles
▪️ contrôles manifestement insuffisants
▪️ responsabilités diluées jusqu’à devenir inexistantes
Et pourtant, quand il s’agit de poursuivre des mères pour “non-représentation d’enfant”, le système, lui, sait aller très vite.
▪️ Convocations immédiates.
▪️Plaintes rapidement traitées.
▪️Interventions rapides.
▪️Pressions judiciaires.
▪️Décisions exécutées sans attendre.
Cette rapidité existe donc.
Alors pourquoi disparaît-elle quand il s’agit parfois de protéger concrètement un enfant en danger ?
Pourquoi tant de lenteur, d’hésitations et d’inaction dans certains dossiers dramatiques… alors que la machine administrative et judiciaire peut se montrer redoutablement efficace lorsqu’il faut poursuivre un parent ?
Cette différence de traitement interroge profondément.
L’affaire Lyhanna ne doit pas être classée parmi les “tragédies regrettables”.
Elle doit conduire à regarder en face les failles d’un système qui peut parfois agir avec une extrême fermeté sur le plan administratif… tout en échouant dans sa mission première : protéger les enfants.
L’ENFANCE AU CŒUR sera partie civile pour que toute la lumière soit faite et que les responsabilités soient enfin établie
Me Cerrada était aujourd’hui sur RTL pour évoquer cette affaire.
Vous pouvez écouter son intervention dans le lien ci-dessous.affaire-lyhanna-dysfonctionnements-protection-enfance
Vous pouvez retrouver les extraits avec Me CERRADA (et sans publicité) ci dessous
s.



Colosse aux pieds d’argile.
Chaque souffrance individuelle inaudible, générée par ce sentiment d’injustice, d’être seul, de coup d’épée dans l’eau, cette mobilisation dans tout le pays prouve que ce silence forcé n’est qu’apparent .
Des enfants qui se suicident parce qu’ils sont placés, des enfants tués par leurs agresseurs, une cause ne doit pas faire oublier l’autre, au gré des faits divers. Ils sont des milliers.
La place de l’enfant dans notre société est un problème endémique et de toute évidence son traitement par les acteurs actuels est complètement défaillant de manière systémique .
Mieux prendre en compte la parole des premiers concernés et celle de leurs représentants à savoir les enfants, leurs familles et leurs avocats seraient un bon début.
Votre constat est irréfutable. Merci.
Je ne comprends pas comment une enfant confiée à l’ASE se trouve à faire pendant plusieurs mois des soirées pyjama avec son agresseur , décider seule de cesser ces soirées et les éducateurs se rendre compte de la situation 6 mois après quand elle se confie.
Elle faisait quasiment partie de la famille Barella. Au yeux de l’ASE mieux que sa propre famille de fait.