Encore une fois, l’histoire commence par une mère qui cherche à protéger ses enfants !
En voulant les protéger, elle se retrouve confrontée à un placement abusif au sein de l’ASE.
Le témoignage publié par France 3 Hauts-de-France nous révolte, mais il ne nous surprend malheureusement pas.
Cette mère a voulu fuir avec ses enfants pour les protéger de leur père, qu’elle accusait de violences sexuelles sur ses enfants. Après les révélations de sa fille, elle a cherché à les mettre à l’abri. Elle s’est pourtant retrouvée séparée d’eux dans le cadre d’un placement abusif.
C’est une situation que LEAC dénonce depuis des années : des mères qui tentent de protéger leurs enfants, des alertes qui ne sont pas entendues, et des enfants finalement « confiés » à l’ASE.
Aujourd’hui, c’est une petite fille de quatre ans qui serait victime de violences dans sa famille d’accueil.
Quel enfant de quatre ans mérite de subir ça ?
Et surtout, qui écoute réellement sa parole ?
Maître Achache aux côtés de cette mère
Cette mère est aujourd’hui accompagnée par Maître Achache, qui porte son combat devant la justice.
Son intervention est essentielle face à une institution avec laquelle les parents se retrouvent souvent dans un rapport de force totalement déséquilibré.
Ils doivent prouver.
Ils doivent se justifier.
Ils doivent se défendre.
Pendant ce temps, leur enfant grandit loin d’eux.
L’avocat de L’ENFANCE AU COEUR permet alors de remettre le droit au centre du dossier et de porter devant la justice les questions que les familles n’arrivent plus à faire entendre seules.
Maître Achache porte aujourd’hui la parole de cette mère qui a voulu protéger ses enfants et qui demande que leur situation soit enfin examinée à la hauteur de la gravité des faits qu’elle dénonce.
De la protection… au placement
C’est ce que LEAC dénonce depuis des années : ces situations dans lesquelles un parent qui alerte sur des violences ou tente de protéger son enfant peut finir lui-même désigné comme le problème.
Comment en arrive-t-on à retirer des enfants à une mère qui affirme avoir fui pour les protéger de violences sexuelles dénoncées au sein de leur famille ?
Et lorsque ces enfants sont ensuite placés, qui vérifie réellement qu’ils sont en sécurité ?
Cette question devient particulièrement insupportable lorsque l’enfant placé est âgé de quatre ans et que de nouvelles violences sont aujourd’hui dénoncées dans son lieu d’accueil.
Une petite fille de quatre ans victime de violences au sein de l’ASE
Dans son témoignage recueilli par France 3 Hauts-de-France, la mère fait état de violences que sa petite fille a subies alors qu’elle était placée en famille d’accueil.
Une enfant qui avait déjà été séparée de sa mère.
Une enfant dont la mère affirme avoir voulu assurer la sécurité.
Une enfant qui, selon le témoignage rapporté, se retrouverait aujourd’hui confrontée à de nouvelles souffrances.
Voilà la question que LEAC pose : où est la protection de l’enfance lorsque l’enfant que l’on a retiré à sa famille pour le protéger se retrouve lui-même en situation de danger ?
LEAC dénonce ces situations qui bafouent le droit fondamental de vivre en famille
Nous le répétons depuis longtemps :
Un placement n’est pas, par définition, une protection.
Une mesure de placement doit être constamment évaluée à l’aune d’une seule priorité : l’intérêt supérieur et la sécurité de l’enfant.
Lorsqu’une mère affirme avoir fui un père qu’elle accuse de violences sexuelles sur ses enfants, sa parole doit être examinée sérieusement.
Lorsqu’un enfant placé fait ensuite état de violences, sa parole doit être entendue.
Lorsqu’une famille demande que la situation soit réévaluée, elle doit pouvoir obtenir une réponse.
Et lorsque des professionnels ou des structures sont mis en cause, il doit exister des mécanismes de contrôle réellement indépendants et efficaces.
La France ne peut pas continuer à parler de protection de l’enfance sans regarder en face les alertes qui se multiplient.
La CIIVISE, créée pour recueillir la parole des victimes et formuler des recommandations face à l’ampleur des violences sexuelles faites aux enfants, a précisément montré l’urgence de renforcer leur protection.
Les chiffres sont vertigineux.
Et derrière chaque chiffre, il y a un enfant.
Combien faudra-t-il encore de témoignages ?
Depuis des années, LEAC dénonce les témoignages de familles confrontées à des décisions qu’elles vivent comme injustes, à des séparations qu’elles contestent et à des situations dans lesquelles leurs alertes n’auraient pas été suffisamment prises en considération.
Aujourd’hui, c’est une petite fille de quatre ans qui est au cœur de cette nouvelle alerte.
Et nous refusons de détourner le regard.
Parce que la protection de l’enfance ne peut pas consister simplement à retirer un enfant à sa famille.
Protéger, c’est savoir pourquoi on sépare.
Protéger, c’est vérifier où l’enfant est placé.
Protéger, c’est écouter sa parole.
Protéger, c’est réagir lorsqu’il est en danger.
Et surtout :
Protéger un enfant ne devrait jamais conduire à le mettre davantage en danger.
LEAC continuera à dénoncer ces dysfonctionnements et à soutenir les familles qui cherchent à faire entendre leur voix.
Parce qu’une mère qui tente de protéger ses enfants ne devrait jamais avoir à se battre contre un système qui prétend agir pour eux.
Parce que le droit de vivre en famille est un droit fondamental.
Parce qu’un enfant n’est pas un dossier.
Et parce que la parole d’un enfant doit enfin être entendue.
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Après les foyers d’accueil, le tabou des familles d’accueil continue de se fissurer.
C’est un système à l’agonie qui tente de perdurer coûte que coûte.
Admettre qu’ils sont dans l’échec et qu’ils ont contribué à cela doit être très difficile pour des personnes qui se croyaient supérieures.
Comme LEAC, j’ attends l’effondrement de ce château de cartes et le retour de tous ces enfants dans leurs familles monoparentales ou pas.
Le directeur du ballet national d’Espagne, le danseur Ruben Olmo provient du quartier le plus difficile de Séville. Une belle leçon mais aussi qu’elle tristesse de voir tous ces destins brisés par ces placements abusifs et parmi eux peut-être des êtres exceptionnels.