L’article que nous relayons ici, publié dans L’Humanité le 29 juillet 2025, illustre avec une précision glaçante la réalité que vivent de nombreuses mères accompagnées ou soutenues par L’Enfance au Cœur.
Il ne s’agit pas de cas isolés, mais d’un véritable schéma systémique : des mères qui alertent sur des violences subies par leurs enfants se retrouvent elles-mêmes accusées, pénalisées, parfois emprisonnées. La parole de l’enfant est ignorée ou réinterprétée. Celle de la mère est disqualifiée, suspectée de manipulation, voire pathologisée. Le père, lui, reste souvent présumé innocent, quelle que soit la gravité des indices.
Les cas de Maryline et de la mère d’Édouard, décrits dans cet article, retracent avec justesse les étapes de cette mécanique : procédures judiciaires abusives, signalements étouffés, expertises biaisées, décisions de placement opaques, et une immense solitude pour ces femmes qui tentent simplement de protéger leurs enfants.
1. Le cas de Maryline
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Condamnation : Maryline a été condamnée à quatre mois de prison ferme pour non-représentation d’enfants et doit payer 400 € par jour d’astreinte.
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Contexte : Après onze ans de procédures initiées par son ex-mari (cadre bancaire), elle est surendettée (800 000 €) et ruinée. Son ex-compagnon a utilisé tous les recours possibles pour l’attaquer juridiquement (51 saisines).
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Parole des enfants ignorée : Les enfants ont déclaré des violences de la part du père (coups, enfermement), mais leur parole a été déformée ou ignorée par les juges.
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Décision récente : Pour la première fois, une juridiction a reconnu des « procédures abusives » et a prononcé une relaxe partielle en raison de « circonstances exceptionnelles ».
2. Le cas de la mère d’Édouard
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Soupçons de violences sexuelles : Après un changement de comportement inquiétant chez l’enfant (prostration, mutisme), des certificats médicaux suggèrent l’arrêt des visites paternelles. Une fissure anale est constatée, mais les preuves ne sont pas jugées suffisantes.
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Contre-expertise impossible : L’expertise psychologique accuse la mère d’un « trouble de la personnalité » et d’une « inflation victimaire », sans preuves solides. Les juges suivent cette version et évoquent un « nomadisme médical ».
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Conséquence : L’enfant est placé à l’ASE dans une famille d’accueil dont l’adresse a été tenue secrète — illégalement selon l’avocat de la mère.
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Poursuites pénales : La mère a porté plainte pour viol avec constitution de partie civile, mais le processus judiciaire est lent.
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Constat général : Les mères protectrices sont souvent accusées d’aliénation parentale et leurs actions interprétées comme excessives ou pathologiques. Le manque de psychologues formés à l’inceste est pointé du doigt.
À travers ce témoignage journalistique, c’est toute une réalité que nous connaissons intimement qui est mise en lumière : celle d’une justice qui, au nom d’une neutralité mal comprise, en vient à punir celles qui osent dire non à l’inacceptable.
L’Enfance au Cœur remercie les journalistes Clara Gazel et Kareen Janselme pour leur travail rigoureux et leur engagement. Leur article contribue à briser le silence et à redonner voix à celles qu’on voudrait faire taire.
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Article sur les meres – l Humanité



Bonjour,
C’est tout à fait scandaleux.
Il existe aussi des situations inverses où le papa est exclu.( S’est chèque nous vivons actuellement)Ces faits sont tout simplement un scandale d’état….