violence conjugale les enfants sont victimes

Violence conjugale : analyse du rapport GREVIO 
Les États devraient améliorer la sécurité de la garde des enfants et la protection des victimes
Le Groupe d’Experts sur la Lutte contre la Violence à l’égard des Femmes et la Violence Domestique (GREVIO), organe spécialisé du Conseil de l’Europe chargé du suivi de la mise en oeuvre de la Convention d’Istanbul a publié son rapport annuel.
Le rapport pointe « le long chemin restant à parcourir » malgré des mesures satisfaisantes prises par les Etats parties à l’égard des victimes de violence domestique et des décisions relatives à la garde et aux droits de visites sur les enfants.
Le GREVIO met en avant la reconnaissance accrue par les Etats des préjudices subis par les enfants témoins de violence domestique, et la mise en place de l’obligation d’informer les autorités compétences en cas de violence suspectée ou confirmée dont un enfant aurait été témoin ou directement victime, mécanisme qui en France implique l’information préoccupante, ou le signalement que peut faire tout citoyen ou tout professionnel.
Cependant, malgré ces progrès, des lacunes subsistent telles que l’absence de fourniture de protection et de soutien aux enfants témoins, lorsque la violence se produit dans la cellule familiale : en dépit de la reconnaissance bien établie des effets néfastes du fait d’être témoin de la violence, comme indiqué ci-dessus, le suivi à ce jour révèle que les États parties au traité “échouent le plus souvent” à fournir un accès approprié et suffisant à des services spécialisés et adaptés à l’âge des enfants (en violation directe de l’article 26).
L’ENFANCE AU CŒUR s’émeut malgré tout ce cette affirmation, car la réponse aux violences conjugales reste trop souvent au bout du compte … le placement de l’enfant en foyer, ce qui est le double peine pour la femme battue et son enfant – au point que certaines femmes préfèrent supporter la violence que la dénoncer et prendre ce risque.
On aurait souhaité que le GREVIO s’appesantisse là-dessus 
Est aussi critiqué par le Rapport, le défaut d’assurer des visites surveillées en toute sécurité : Les Etats ont tendance à donner la priorité au maintien du contact avec les deux parents à tout prix, ce que dénonce L’ENFANCE AU COEUR notamment en cas de violences conjugales ou directes sur l’enfant … Des lacunes ont été observées dans la mise en œuvre de l’article 31 concernant les installations et le personnel permettant les visites supervisées.
Plusieurs Etats parties, comme la France, ne disposent pas des ressources et des infrastructures nécessaires pour assurer des visites surveillées sûres.
Le GREVIO n’interroge pas assez l’obligation pour un enfant de « faire comme si de rien n’était » en fréquentant, même si c’est dans le cadre des visites médiatisées le parent maltraitant ! On ne s’interroge pas sur l’effet psychologique dramatique sur l’enfant ? Car pour un enfant, être témoin de violences sur sa mère, c’est être victime au même titre que celle-ci.
Enfin, le GREVIO désapprouve l’utilisation abusive du critère de « l’aliénation parentale », contre laquelle L’ENFANCE AU COEUR milite car elle permet de minimiser/saper la parole de l’enfant victime de violence domestique dans les procédures, malgré les risques évidents pour les victimes adultes et enfants – et surtout de désenfanter les mères.
Le rapport cite des études qui révèlent que les allégations d’aliénation parentale sont utilisées pour réfuter les allégations d’abus domestiques et sexuels et que, dans de nombreux cas impliquant des indications ou des conclusions d’abus domestiques, ces préoccupations ont “disparu” une fois l’accent mis sur ce concept.
D’où l’utilisation du SAP pour museler les victimes habituelles des violences intrafamiliales.
En effet le chemin sera encore BIEN LONG !!
@FranzAchache

Un commentaire sur “violence conjugale les enfants sont victimes

  1. Estelle Koch says:

    Voilà il faudrait comparer avec la Suisse qui fait tout pour protéger les enfants victimes avec leur mère. C’est l’auteur de violences conjugales qui doit partir et voir des enfants sous surveillance.. Ai la femme part elle prend ses enfants avec et reçoit de l’aide pour porter plainte depuis un centre d’hébergement où elle de cache avec des enfants. . La plupart du temps l’auteur des violences est chassé du logement par la police et n’a pas le droit d’y retourner pendant deux semaines il doit aussi suivre une thérapie. Je peux vous envoyer des exemples. Pour faire pareil en France.

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